Mes mots effleurent tes seins
Mes mots effleurent tes seins
Lents tels des doigts licencieux
Sur ton silence.
Ta bouche entrouverte
Aspire chaque syllabe lubrique
Les draps se souviennent
Je ne te touche pas
Pourtant ton dos se cambre
Au bruit sourd de ma voix
Voyelles profondes
Consonnes qui te mordent
Tu frémis, captive
Sous tes hanches lourdes
Mes phrases font naufrage
Tu gémis en vers [et contre toi]