Corps offert
Tu t’abandonnes à la raideur capitonnée,
Corps offert à la gravité du désir,
La cambrure de tes reins,
une prière sulfureuse,
Ton souffle ralentit et se donne.
Le cuir épouse ta peau,
promesse serrée,
Carcan choisi, consentement silencieux.
Dans cette étreinte immobile,
Tu n’es plus résistance mais passage.
Les boucles, les sangles ne te contraignent pas,
Elles racontent ton choix de te soumettre,
La volupté de céder le contrôle
À la chaleur qui monte, lente, irrésistible.
Chaque battement de ton coeur est un aveu,
Chaque frisson, une reddition.
Tu te défais de tes craintes
Pour mieux te retrouver, brûlante et nue.
Dans le clair-obscur du plaisir,
La soumission devient luxe,
Le lâcher-prise, un art, Le désir,
un feu sacré qui ne demande qu’à brûler !